Programmes
et projets - DRFA historiquesSurrey (Columbie-Brittannique)
L'enlèvement
des déchets à Surrey (C.-B.) s'est terminé à la fin de mars 2000, ce
qui réglait le problème des déchets radioactifs de faible activité sur deux
sites industriels. Le projet a exigé la collaboration et l'approbation de la
collectivité, de tous les ordres de gouvernement et des autorités responsables
de la réglementation, au Canada comme aux États-Unis.
 Rencontre
entre des employés de RNCan, du Surrey Project Public Affairs Office
(Bureau des affaires publiques du projet de Surrey) (SPPAO) et du BGDRFA et
le propriétaire du terrain au site Anvil Way au moment retire où l’on
l’accès au caisson. |
«Cette
opération règle un problème environnemental qui suscitait depuis longtemps
des inquiétudes à Surrey. Sa réussite est en bonne partie due à la
participation active du public dans la recherche de solutions prometteuses.»
L’honorable Ralph Goodale, ancien ministre de Ressources naturelles
Canada
Tout a commencé avec les
importations de minerai de niobium dans les années 70. Ce minerai
contenait du thorium dont la radioactivité naturelle persistait même après
la fusion des scories. Une partie des scories a été mélangée
accidentellement à du sable et du gravier et le tout a servi au remplissage
du site Anvil Way; une petite quantité de ces matières contaminées a
été déplacée vers ce qui est maintenant la cour de triage Thornton du
Canadien National, également à Surrey.
En 1984, le
gouvernement fédéral a pris la responsabilité d'enlever et d'évacuer les
déchets historiques en vertu d'un Protocole d'entente avec la Colombie-Britannique.
Au même moment, le BGDRFA et le propriétaire du site signaient un accord
visant l'enlèvement et le stockage intérimaire des matières contaminées.
Un an plus tard, le BGDRFA a placé la plus grande partie de ces déchets
dans un caisson sur le site Anvil Way. En 1986, le CN a construit un
caisson similaire pour les déchets de la cour de triage Thornton.
La recherche d'une
solution à l'évacuation de ces déchets a pris une tournure nouvelle en
1989 avec l'établissement du Groupe de travail de Surrey (GTS) par le
ministre d'Énergie, Mines et Ressources (Ressources naturelles Canada (RNCan)).
Cet organisme indépendant, présidé par David Boyes et ayant comme
second membre Douglas MacKay, a mis en oeuvre un processus coopératif
pour le choix d'un site en s'inspirant du principe de la participation
communautaire volontaire au processus de prise de décisions. Les
collectivités de la C.-B. ont d'abord été approchées sans qu'aucune ne
propose de site approprié. Plus tard, on a retenu la proposition d'une société
offrant un site commercial pour l'évacuation des déchets en Alberta mais
l'installation a par la suite décliné l’offre. Le GTS s’est alors
tourné vers les États-Unis et est parvenu à négocier l'évacuation des déchets
d'Anvil Way vers une installation commerciale de l'Oregon, aux États-Unis
 Les
boîtes de métal contenant les déchets provenant de la cour de triage
Thornton sont empilées dans le bâtiment de stockage du BGDRFA aux LCR. |
La meilleure solution provisoire était de conditionner
et d'emballer ces déchets et de les envoyer à l'installation de stockage
autorisée du BGDRFA aux Laboratoires d'Énergie atomique du Canada limitée,
à Chalk River (Ontario).
À la suite des
consultations publiques et d'une évaluation environnementale, RNCan a
conclu que les répercussions potentielles pour l'environnement résultant
de l'excavation, de la consolidation, du transport et du stockage des déchets
n'étaient pas importantes ou pouvaient être atténuées avec la
technologie connue. Le ministre des Ressources naturelles a ensuite décidé
d’enlever les déchets du site Anvil Way. Après l'acceptation de sa
recommandation par le ministre, le GTS a mis un terme à ses activités en
novembre 1999.
«Le
projet démontre clairement que le gouvernement fédéral tient à faire
participer le public. Nous sommes heureux que le projet se soit achevé sans
répercussions dommageables pour la santé ou la sécurité du public.»
David A. Boyes,
Ph.D., président du Groupe de travail de Surrey
Une fois la décision prise,
le BGDRFA a entrepris les travaux promptement. Entre novembre 1999 et
mars 2000, quelque 5 000 mètres cubes de terre et de scories
contaminées au thorium ont été retirés du site Anvil Way et transportés
à l'installation de l'Oregon. Le BGDRFA a expédié les déchets, qui n'étaient
pas considérés comme radioactifs en vertu du Règlement sur le
transport des marchandises dangereuses du gouvernement fédéral, grâce
à 350 chargements de camion couverts de manière sécuritaire vers
l'installation de l'Orégon.
Les déchets de la
cour de triage Thornton n’étaient pas compatibles avec le site de
l’Oregon. Dès décembre 1999, le CN avait enlevé les scories
contaminées qui étaient stockées dans des fûts placés dans le caisson
de la cour de triage Thornton. Le CN a conditionné les déchets, qui étaient
considérés comme radioactifs en vertu du Règlement sur le transport
des marchandises dangereuses du gouvernement fédéral, et les a placés
dans 83 caisses en métal d'un mètre cube chacune. Ces caisses ont
ensuite été chargées dans six conteneurs et transportées par chemin
de fer jusqu'à Toronto. De là, les conteneurs ont été transportés
par camion jusqu'à l'installation de stockage autorisée du BGDRFA aux
Laboratoires d'EACL à Chalk River.
 Un
plein chargement de sol contaminé en provenance d'Anvil Way arrive au site
de stockage. |
RNCan a mené d'importantes
consultations publiques et fait une évaluation environnementale avec l'aide
du BGDRFA et du Bureau des affaires publiques du projet de Surrey (SPPAO).
Pendant les travaux de nettoyage, le SPPAO s'est chargé de maintenir des
liens de communication avec le propriétaire du terrain, les industries
voisines, les autorités frontalières américaines, les gouvernements fédéral
et provincial, les citoyens locaux et les députés locaux. Le SPPAO s'est
aussi occupé des relations avec les médias, y compris la surveillance de
la couverture médiatique en Colombie-Britannique et en Oregon.
Après l'enlèvement des déchets
d'Anvil Way, on a fait des relevés de rayonnement gamma et prélevé
des échantillons de sol afin d'assurer le respect des critères du projet.
Le site a été remblayé et les aires excavées ont été rétablies. Un
relevé du rayonnement gamma a été fait également sur le site de la cour
de triage Thornton. Dans les deux cas, les niveaux de rayonnement sont
typiques de ce que l'on observe dans la région et ne posent aucun risque
pour la santé. Le ministère de la Santé et le ministère de
l'Environnement, des Terres et des Parcs de la Colombie-Britannique ont
collaboré à ce projet.
Cliquez sur les liens
suivants pour afficher le Communiqué
de RNCan (no 2000/21) et le Précis
d'information (no 2000/21(a)).
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